20130331

SWANS + Jamie Stewart 28 Mars 2013 – Au Consortium de Dijon.



C’est les SWANS qui vont me permettre de découvrir ce « nouveau » Consortium car je n’ai encore pas pu y mettre les pieds depuis qu’il a fait peau neuve et n’étant pas un grand amateur d’art contemporain. Je découvre les lieux rapidement, retrouve des amis, j’aperçois des têtes connues de ce genre de concerts «  J’y étais. ». Je ne vous parlerais pas de la première partie Jamie Stewart (Xiu Xiu) car je n’ai pas du tout aimé, le son n’était vraiment pas terrible et pourquoi mettre autant la voix en avant ?
Nous approchons de la scène car l’heure est proche.
Nous y sommes !
Le concert commence calmement avec juste quelques nappes sonores et Gira à la guitare puis au chant, l’ambiance se pose, l’attention se fait plus grande et puis Bim, prends ça dans ta tronche !!! Ils nous gratifient d’un riff noise, violent, répétitif, saturé, fort vraiment très fort puis stop et rebelote. C’est fort, vraiment très fort !!! J’ai fait le choix de laisser mes oreilles vierge de mousse aux couleurs Fluo pour profiter au mieux de ces gros amplis, mes oreilles sifflent encore à ce jour. Voilà c’est lancé l’hypnose commence, je me laisse emporter par ces mélodies tantôt martiales tantôt ambiantes mélodiques.
Mes yeux se ferment.
Ils commencent une autre chanson avec un intro qui va crescendo c’est beau Gira mènent ce groupe de façon magistrale. Il indique à chaque musicien quand commencer à jouer. Le batteur livre vraiment une prestation digne d’une séance à la limite du SM, Gira lui ordonnant de continuer à frapper alors qu’il se tord et que son visage se crispe tant il cogne déjà fort. Et bien c’est à ce moment que tout les amplis s’éteignent, dans cette ascension vers l’ultime. Les plombs ont sautés. Gira quitte la scène quelque peu agacé. Je suis déçu car mon voyage promettait d’être beau. Le problème se règle au bout de quelques minutes puis ça recommence. Finalement tout rentre dans l’ordre et le concert peut reprendre. Malheureusement j’ai un peu perdu le fil mais au final je replonge dans ce bain sonore. Le son est  vraiment d’une puissance énorme (ça me rappelle sunn o)) au Hellfest), de grosses vibrations. Un passage très lourd, noir à la limite du doom me fait le plus grand bien ! La fin du concert est d’une intensité et  d’une noirceur qui me font plaisir.  Gira en chef d’orchestre met fin à ce show sonique, violent, chamanique.
Passage par le merch pour le tee shirt souvenir, Gira fait son apparition pour des dédicaces à ceux qui le souhaite. Je passe mon tour, pour la simple est bonne raison que je pourrais rester des heures à lui poser des tonnes de questions. Il n’a pas l’air très sympa mais fascinant. C’est peut être pour cela que je fuis de peur de devenir  l’adepte de ce gourou mystérieux.

PS : Fanfan, Christian, Julien j’étais vraiment heureux de passer ce concert non loin de vous, si j’aime les SWANS aujourd’hui c’est en partie grâce à vous. Merci.
Crédit Photo: Archive internet Brooklyn Vegan





20130107

AMEN RA – Mass V (church of ra …) lp



Le disque aux multiples « teasers », effets d’annonces, signature chez Neurot…. Il était attendu au con du bois ce Mass V. Un des titres s’était glissé dans la set list du Hellfest, pas une grande nouveauté non plus et bien, c’est avec ce dernier que débute l’album. Amen Ra sait faire du Amen Ra et du coup, la recette est bien connue. Ce n’est pas dégueulasse, c’est toujours tendu, à fleur de peau, noir. Le disque s’écoute sans grande surprise, rapidement et c’est là que c’est le bordel ! Merde, un double et seulement trois faces, même pas un titre, bonus ou live ou quelque chose du genre…..et merde le prix aussi !!!
Dommage ce disque aurait pu être la pierre angulaire, la clé de voute de la discographie du groupe mais non, ce sera juste un disque de plus, un disque mi-figue, mi-raisin.
-E
7/10

20121122

ASIDEFROMADAY - Chasing Shadows - (Division Records-2012)



J’avais quitté ASIDEFROMADAY après un concert avec DIRGE et RORCAL pour la sortie de leur album précédent Manufactured Landscape. Cet album il a tourné sur ma platine et quel bonheur ce fût à l’annonce du troisième disque, CHASING SHADOWS, entre ces deux disques le groupe s’est agrandi, puisque un claviériste a rejoint les rangs. Ce qui pour le fan peut faire poindre quelques inquiétudes. C’est lors d’un concert dans une cave humide de Dijon que je vais découvrir tout ces nouveaux titres. La bonne claque. Je repars mon Lp sous le bras. Lendemain 13h et des brouettes, retour à la vie quotidienne. CHASING SHADOWS commence ses rotations, 33 1/3 per minutes, La guitare ouvre le bal seule, comme pour attirer mon attention, puis voilà que tout entre en jeu –Process of static Movement-  il se passe quelque chose d’étrange, de puissant, ASIDEFROMADAY a gardé sa touche mais a « musclé » sa musique (sons, riffing, production ???). Une pointe de « métal » vient pimenter le post hardcore d’antan puis le chant aussi est plus puissant, grave, sombre, je me risquerais même à dire que je ressens un côté Jens Kidman et pour finir sur ce sujet les textes sont toujours aussi bien écrit. – Death, ruins and corpses- Mélodie imparable, puissance rythmique, le synthé apporte vraiment une enveloppe à toute cette musique. Les rythmiques sont plus lourdes et saccadées. Certaines ambiances plus progressives –Wolf tears are falling stars- . Puis  la mélodie, la rage, les cris et cette basse et cette batterie qui te tabassent bien la tronche, tranquillement mais sûrement. -black Sun- Les titres défilent et l’impression et la même que la veille, ce groupe va encore me botter les fesses pour un bon bout de temps –Trough the eye of the beholder-  Avec le temps certains groupes lèvent le pied, perdent un peu de cette énergie juvénile qui caractérise leurs premiers albums mais dans ce cas, pas du tout. C’est un animal qui a connu les combats et qui repars pour d’autres combats, avec ses cicatrices, ses peurs, ses angoisses mais avec une hargne divine, une sorte de rage maitrisée, l’expérience ? - Endless Prophecy-. Il y a une vraie évolution dans la discographie du groupe mais en aucun cas une perte d’identité.  Je me souviens d’une chanson du premier disque Divine Proportion We are Stalingrad qui avait dans ses paroles : « we're fighting for a belief, the believe to live. » Nous sommes en plein dedans et ce dernier disque rempli à ras bord d’émotions, de rage, de mélodies fait de nous des êtres bien vivant.
9/10

En bonus quelques photos du concert de Dijon- Merci à Laurent D.









20121102

MARS RED SKY // YEAR OF NO LIGHT (split lp 2012)




Un disque très appétissant sur le papier avec ces deux groupes Bordelais. Mars Red Sky nous a démontré avec son album et ses nombreux concerts qu’ils n’étaient pas de simples figurants de la scène stoner-psyché, quand à Year Of No Light nous savons que c’est du solide, même du lourd et massif depuis leur deuxième disque Ausserwelt.
Mars Red Sky nous sert Falls, un titre présent sur leur album sorti il y a peu, déception. Passons à Year Of No Light, quoi mais que se passe t’il, c’est quoi ce bazar ! Year Of No Light ce n’est pas eux qui ont des gros amplis et qui nous font des infra-basses (concert du hellfest 2012) de malades…. Je me retrouve à écouter des percus amérindiennes, un chant étrange passé au vocoder, les saturations que j’affectionne habituellement, sont absentes, ou lointaines, au choix. Il semblerait qu’ils aient profité à fond de ce split pour faire quelque chose de vraiment différent, l’envie de sortir, prendre un peu l’air.
Passons.
La face B nous réserve un titre concocté par les deux groupes, principe que j’affectionne car cela peut faire de belles surprises. Bien aujourd’hui ce ne sera pas le cas. Oui, j’entends bien que tel musiciens à jouer telle partie de guitare … mais bon je m’ennuie à l’écoute de ce titre.
Dommage. Ce disque aura sa place dans mes rayonnages, loin de la platine. Peut être que je n’ai rien compris au concept, mais pour moi nous sommes bien loin de ce qui me fait aimer Year Of No Light, quand à Mars Red Sky, peut être aurait il mieux valu attendre et nous proposer une nouveauté.
4/10  



20121101

CONAN // SLOMATICS (split Jul 2011)



Ce disque n’est pas une nouveauté puisque il est sorti il y a déjà quelques mois maintenant (hum quoi un an déjà). Je l’ai trouvé la semaine passé dans les bacs Promo de Ciel Rouge (Rue Jean-Jacques Rousseau - Dijon) pour pas cher.
Voilà que pour ce premier Novembre pluvieux et après une matinée de boulot je me mets cette petite galette dans mon système HI-FI défaillant.
Bam CONAN c’est du sérieux, c’est accordé bas, ça martèle bien ses tomes. Quelques passages un peu plus « aériens » font leurs apparitions mais faut pas trop pousser quand même.
Le chant est plutôt bien senti, avec deux voix distinctes qui apportent beaucoup de matière (older than earth)
Le deuxième titre, il y en a un ?
Puis Retaliator on reprend les même et on recommence.
Pas vraiment bon, pas vraiment mauvais mais c’est peu être aussi dû à la présence de SLOMATICS. Car ces garçons de Belfast m’ont bien surpris, un peu comme un plaquage que tu prends en même temps que tu reçois le ballon.
Bon calmons nous !!! Ils n’ont rien inventés mais quand tu entends cette put*** de fuzz au début de Lose
the five et que les autres instruments entre, j’ai ressenti une certaine puissance et l’envie de faire de l’air
guitare où air batterie. Puis il y a ces petites parties de guitare solo qui viennent ponctuer cette rythmique bien
moins pachydermique qu’avec CONAN. Tu peux penser ELECTRIC WIZARD mais en fait non c’est un
truc hybride mais diablement efficace à l’mage de l’intro de Black Blizzard et le chant flanqué de dix couches
de reverb à la US Christmas. C’est là que tu comprends que ces garçons savent mélanger les ingrédients
glané à droite à gauche.
Bon le dernier titre Mont Ventoux vient finir de me crucifier sur la croix du doom/stoner/psyché mais quel plaisir !



J’aimais et j’aime toujours CONAN et bien leur en a pris de partager la rondelle avec SLOMATICS qui profite à fond de ces trois pistes mise à leur disposition. Ils ont sorti leur premier album en septembre dernier.
6/10 – 9/10

 

20121031

A Grim Horse

Dog's way

My trees
Near Home
 
 To be here with you.